À quoi sert VrouumLab ?
VrouumLab transforme une architecture électrique automobile en banc d’essai interactif pour la conception et le prototypage. Construisez le schéma en 2D, visualisez et manipulez son implantation en 3D ou avec un casque VR, puis simulez les tensions et courants d’un réseau résistif, les chutes de tension, les pertes par effet Joule et l’échauffement qui en résulte, les défauts et les échanges CAN. Des VCU simulées, des cartes Arduino ou des calculateurs réels raccordés au réseau peuvent piloter les entrées et sorties, subir des pannes simulées et faire réagir le véhicule virtuel avec ses comportements visuels et sonores.
Une connexion est-elle obligatoire ?
Non. Sans compte lié, l’application reste identifiée en mode Free. La connexion sert à vérifier et associer une licence.
Quels casques VR sont prévus ?
Le développement cible les casques compatibles OpenXR via les environnements Meta, SteamVR ou ALVR, soit la majorité des casques du marché. Les Meta Quest 1 et 2 sont notamment pris en charge via Link ou Air Link, avec un mode laboratoire et une vue libre.
J’ai un compteur de véhicule : puis-je le brancher sur VrouumLab ?
Oui, par l’intermédiaire du bus CAN. Alimentez le compteur ou le calculateur, reliez son réseau CAN à un adaptateur CAN-USB sur le PC, configurez le débit, puis définissez les trames avec un ECU simulé dans VrouumLab. Une pédale virtuelle et un moteur simulé peuvent alors produire les informations de vitesse, de régime et d’état du véhicule afin que le compteur physique réagisse comme dans une voiture réelle.
Quelles interfaces CAN sont compatibles ?
PEAK PCAN USB et PCI sont actuellement prises en charge, y compris certaines interfaces compatibles utilisant le même pilote. IXXAT, Vector CAN et ACTIA sont envisagés. Les suggestions et matériels de test sont les bienvenus à contact@spinti.tech.
Les mises à jour sont-elles payantes ?
Non. Les mises à jour de VrouumLab sont incluses, avec un objectif d’au moins une version par mois apportant corrections, optimisations et nouvelles fonctions.
Où en est le développement de VrouumLab ?
VrouumLab est encore en phase de développement avancé, estimée à environ 70 % du chemin vers une première bêta publique. Les fonctions principales sont opérationnelles, tandis que l’ergonomie, les performances sur les grandes architectures et la compatibilité matérielle continuent d’être consolidées.
Avec quelles technologies et pour quels systèmes ?
VrouumLab est développé en C# sous .NET 10 à destination de Windows 10. Le rendu initial DirectX/Tzu3D a été réadapté et encapsulé (« wrappé ») autour du moteur Vulkan afin d’anticiper une compatibilité avec Wine ou Proton sous Linux et macOS.
Que reste-t-il à développer ?
La feuille de route prévoit notamment :
- La prise en charge d’autres interfaces CAN afin d’élargir le choix de matériels compatibles.
- La simulation des cartes, badges et lecteurs RFID, ainsi que des clés sécurisées et systèmes d’antidémarrage, pour tester l’identification, l’autorisation d’accès et les échanges avec les calculateurs du véhicule.
- Des passerelles plus complètes avec les outils modernes des bureaux d’études : projets électriques CATIA, importation et exportation KiCad enrichies pour la simulation, géométries et assemblages provenant de SOLIDWORKS ou 3DEXPERIENCE, ainsi que l’interfaçage avec Vector CANape, CANoe, MATLAB et Simulink. Ces intégrations dépendront des formats, SDK et licences proposés par leurs éditeurs.
- L’intégration d’un châssis métallique conducteur réaliste, sur lequel les composants pourront être fixés de manière plus mécanique et ergonomique, avec gestion des tresses de masse, des points de contact et des isolations.
- Une chaîne mécanique, physique et cinématique plus complète pour associer réducteur, arbre de transmission, roues et pneumatiques. Une direction mécanique avec crémaillère permettra ensuite de faire rouler le véhicule sur une route 3D en tenant compte de la matière, de l’adhérence, des frottements, du vent et des pentes.
- Un moteur thermique simulant plus finement la combustion air-carburant, qu’il fonctionne à l’essence ou au gazole, ainsi que la lubrification, la production de gaz, les vibrations mécaniques et le refroidissement par air ou par liquide avec dissipation thermique au radiateur.
- Des essais de collision avec déformation du véhicule. Les chocs pourront endommager les composants, sectionner les câbles, écraser leur isolation ou les mettre en contact avec le châssis afin d’observer les conséquences électriques, thermiques et mécaniques en chaîne.
Quels sont les bugs connus ?
Ils sont en cours de correction :
- Lorsqu’un composant relié à de nombreuses liaisons est déplacé en 2D, certains fils peuvent sautiller brièvement. Le testeur de proximité et le recalcul du routage ne sont pas encore parfaitement synchronisés.
- Les câbles manipulés à une ou deux mains en VR peuvent produire des sursauts ou angles saillants. Relâchez-les, reprenez-les puis utilisez Y pour les lisser.
- La prise de certains fusibles proches d’un faisceau peut présenter un léger décalage entre les doigts et le poignet ; présenter le poignet au fusible facilite alors la saisie.
- Au-delà de 24 V sur les trois phases, le moteur électrique peut produire un second son de tambour indésirable en plus de son rayonnement électrique.
- Sur une simulation très chargée et un PC peu puissant, l’action directe sur les boutons du rendu 3D peut perdre en précision. Utilisez alors la sélection puis le bouton « Actionner ».